Dimanche 21 octobre 2007

Que vous évoque le thème "Courants d'R?


"Il me rappelle l’espace, de grandes surfaces à perte de vue. Mais aussi l’air, tout ce qui est impalpable et flotte dans le ciel comme les nuages ou encore les bulles, si souvent représentées dans mes œuvres. C’est un thème séduisant auquel j’adhère sans problème à travers mes créations. Ce thème m’évoque beaucoup de choses. Dont ce côté aérien que l’on retrouve dans mes créations et qui me semble être dû à ma double culture Franco-vietnamienne (cf. les suspensions avec leurs boules et leur dispositions inversées). Car l’art du cerf-volant est très populaire au Vietnam. J’imagine mes œuvres voler dans les airs tel un cerf-volant."

Kim Quach



"Ce thème évoque pour moi ce qui est insaisissable, imperceptible et invisible. L'air est le seul élément qu'on ne peut voir, mais dont on ne peut nier l'existence parce qu'on peut le sentir, comme un souffle par exemple. Un "Courant d'R", quelque chose passe, nous frôle et traverse le temps de manière fugace."

Amandine Crozat



« "L'air" comme moyen de continuer, d'avancer dans la vie et de rechercher la compassion et la solidarité.»

DE L'AIR

De l'air, de l'air, de l'air, de l'air, de l'air
J'ai tellement besoin d'un grand bol d'air
De l'air, de l'air
J'ai besoin d'air frais, j'ai besoin d'air chaud, besoin de respirer sans arrêt encore et encore.
J'ai besoin de toi, j'ai besoin de vous, j'ai besoin d'amour à partager et d'un air de chanson pour aimer.
J'ai besoin d'amour à respirer, de fraîcheur à inhaler, de sourires à souffler
De l'air, de l'air, de l'air, de l'air, de l'air
J'ai besoin d'un grand air d'amour, j'ai besoin d'expirer ma solitude, mes larmes,
mes chagrins

J'ai besoin d'aimer et de tout donner.
J'ai besoin de vivre à pleins poumons, j'ai besoin de vie, de toi, de vous.
J'ai besoin de respirer, encore et encore

Cette atmosphère dans l'air
De l'air, de l'air, de l'air, de l'air, de l'air
J'ai besoin de vivre encore et encore et respirer sans arrêt jusqu'à n'en plus pouvoir
et finalement étouffer
De l'air
J'ai besoin de ton sourire, de votre amour

Sinon, sans air, je ne serai plus rien.

FASO



" Pour cette plasticienne, le courrant d’
R, représente le courant d’art actuel, ce qui est dans l’ère/air du temps, « comme un plat du jour, ce qu’on mange aujourd’hui et qu’on ne mangera pas demain ». "

Chang Sung Eun

Par Psyche
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Dimanche 21 octobre 2007

Matthieu Exposito né en 1981, est diplômé des Beaux-Arts de Nancy et d’un CAP de Communication graphique. Il vit et travaille à Paris.

 
Matthieu crée son personnage graphique « Expo P.» à l’âge de 16 ans. Depuis 2006, il joue à recréer ce personnage en anamorphose avec des matériaux différents sur des sites divers. Il a récemment présenté une anamorphose monumentale sur le site naturel d’un ancien fort militaire, en Lorraine.

 
Après avoir pris connaissance de notre projet d’exposition sur le thème de l’air, Matthieu nous présente une anamorphose aérienne de son personnage de prédilection.

Son installation est composée de 500 petits « Expo P. » imprimés sur papier et accrochés dans les airs à l’aide d’une multitude de fils de nylon, qui permettront une reconstitution optique du grand « EXPO P. ».

 
Cette installation est à la fois un jeu du regard et un jeu de positionnement physique dans l’espace. Car il faut être à un endroit précis pour pouvoir appréhender le personnage « Expo P. » dans sa totalité. Si nous nous déplaçons de quelques mètres le personnage éclate dans l’air en des centaines de petites reproductions qui laissent le spectateur perplexe. Ce personnage aérien et fragile qui s’étale dans l’espace ne dépend que d’un pas ou d’un courant d’air pour se disperser en une multitude de petits lui.

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Cette anamorphose en 3D, large de 5 à 6 mètres au minimum et haute de 2 mètres 50, ne nécessite d’aucun besoin technique en dehors d’un escabeau, puisqu’elle n’est composée que de papier, de nylon et de scotch. Cette œuvre est totalement modulable et si nécessaire peut s’adapter aux espaces en passant d’une dimension 3D à 2D. Si dans un cas extrême cette installation n’est pas envisageable, l’artiste nous propose en alternative une composition à l’encre de chine, de moyenne dimension, toujours sur le thème de  l’air.

Par Psyche
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Dimanche 21 octobre 2007

Dans l’exposition « Courants d’R », le dessin est également représenté grâce à l’artiste suédoise Ulrika Byttner, dont l’œuvre à l’encre noire de grand, petit et moyen format  sans titres nous révèle sur feuilles de papier blanc les obsessions inconscientes et conscientes de son univers, sous forme de nature morte. Que représente-t-elle ? Des corps mouvants, aériens, flottant dans un espace atemporel défiant toute gravité…des moments de  notre quotidien parfois fragmenté.

 

« La plume est pour moi, depuis de nombreuses années, l’instrument de travail le plus important. On peut réussir d’emblée à la manier avec confiance mais on ne parvient jamais à la maîtriser totalement; on se réjouit alors de l’infinité de ses possibilités. Sa souplesse nous garantit une transcription immédiate non seulement de l’imagination mais aussi de l’inexprimable agitation intérieure qui l’accompagne” Ulrika Byttner

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Yves Brochart écrit dans le communiqué de presse de l’exposition qui se déroule actuellement à la Librairie Florence Loewy jusqu’au 27 octobre :

 

« Il y a dans l’oeuvre d’Ulrika Byttner une série de formats, nous avons déjà évoqué ces grands dessins panoramiques, il y a aussi des formats grand aigle et aussi le scolaire 24x32cm, à chaque fois c’est le même dispositif qui se met en place, les éléments de la famille arrivent et se disposent sur la feuille, formellement (et à première vue) ça paraît toujours le même dessin…. Dans les dessins de Ulrika Byttner, les éléments du premier plan sont là, il commence dans ces débuts de paysage à s’annoncer une perspective, un arrière-plan mais c’est aussi à nous de relier tous ces éléments, dans Paris, capitale du XIXe siècle » 

 

Ulrika Byttner, née en 1968 à Arvika en Suède, vit et travaille à Paris. Elle expose en ce moment à la Librairie Florence Loewy  du 15 septembre 2007 au 27 octobre 2007 au 9/11 rue de Thorigny dans le Marais. Elle a également exposée dans la Galerie Métropolis du 12 mai au 23 juin 2007.

 

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Par Psyche
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Dimanche 21 octobre 2007


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Entretien avec l'artiste




Kim Quach, pouvez-vous nous définir en quelques mots en quoi consiste votre pratique artistique ?


La majorité de mes œuvres consiste à mêler l’art du pliage avec n’importe quel objet récupérable de mon quotidien. C’est pourquoi nous pouvons retrouver dans mes œuvres des tickets de métro, des scoubidous, porte-clefs ou même des emballages alimentaires…

 

D’où vous vient ce goût pour le papier et la récupération de matières  premières ?

 
Tout d’abord, je suis une jeune artiste plasticienne fascinée par l’origami, ce qui fait du papier un support récurrent dans mes créations. De plus, je n’aime pas le gaspillage, je suis très conservatrice et petite collectionneuse de tout et n’importe quoi. Pour moi, l’achat de matériels coûteux n’est pas indispensable à la création d’œuvres d’art magnifiques. Nous sommes entourés de matières premières incroyables, le ticket de métro en est un bon exemple ! Nous ne faisons pas forcément attention à tout ce qui nous entoure. J’essaie pour ma part de conserver au maximum, car pour moi chaque chose à une valeur.

 

Quand êtes vous la plus créative ?

 
Il n’y a pas de moment précis. Je m’inspire essentiellement des rencontres heureuses ou des moments forts de ma vie pour créer. L’oeuvre La plage par exemple, m’est venue à l’esprit pendant la canicule de l’été 2003 où, ne supportant pas les fortes chaleurs, je me suis isolée dans mon appartement, dans le noir. Ayant tout de même besoin d’un minimum de soleil et de ce que peut m’apporter un été sans excès, je me suis imaginée La plage. Ma plage telle que je la voulais ; m’apportant soleil mais aussi fraîcheur de la mer.

Je ne fais jamais de croquis, ni de maquette, je pense mon projet et lorsqu’il est clairement défini, je n’ai plus qu’à le réaliser !

Je suis très perfectionniste, je conçois l’œuvre de A à Z, des matériaux à utiliser jusqu’à la mise en scène photographique à l’extérieur afin de la mettre en valeur. Ce qui donne d’ailleurs lieux à des rencontres parfois étonnantes entre artiste et public. Ainsi pour la même œuvre, je me suis retrouvée dans la rue à indiquer à des ouvriers manipulant le bras mécanique d’un camion élévateur, où et comment placer l’œuvre sur ce même bras afin que la photographie soit à son avantage. Les ouvriers ravis d’être sollicités, ont joué le jeu sans problème.

 

Justement, à quel public s’adressent vos œuvres, et quel message voulez vous faire passer à travers leurs lieux d’expositions ?

 
Ma démarche artistique vise à changer l’image de l’art contemporain auprès du public non averti. Tout d’abord en utilisant des objets du quotidien, mais aussi en exposant dans des lieux accessibles à tous. Etre proche des gens, tout simplement, sans pour autant passer par les grandes institutions est quelque chose qui me tient à cœur.



Que pensez vous alors de l’organisation d’une exposition en partenariat avec des étudiants de l’ICART?

 
Je trouve que c’est une très bonne expérience pour eux que d’être confronté au milieu professionnel dans le cadre de leurs études. Cela me semble beaucoup plus formateur pour eux de se retrouver dans des conditions réelles et professionnelles plutôt que de se contenter de simples théories. Ils se rendent plus facilement compte des difficultés que leur impose la recherche d’un lieu d’exposition, ou bien celle de trouver des artistes venant d’horizons différents et pas toujours compatibles afin de réussir à les rassembler autour d’un même thème. Cette expérience me semble très enrichissante, pour eux, comme pour nous.

J’aime le challenge, quand tout est encore à créer. Je pense que plus l’enjeu est grand, plus la satisfaction le sera aussi face à la réussite d’une exposition. Et c’est ce qui me plait ici.

 

Par Psyche
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Dimanche 21 octobre 2007

Fascinée par la féerie, Amandine Crozat transpose dans ses œuvres une subtile alternance entre le réel et l’imaginaire. Dans le cadre de cette exposition, elle nous présente deux projets Moment d’évasion et Les Quatre Saisons où l’artiste met en place une mise en scène qui nous transporte vers un univers imperceptible. On est très vite envoûté par la double réalité représentée dans ses œuvres, par ce quotidien transposé dans un monde mythologique.

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  Moment d'évasion, 2007

Photographie couleur 60x90 cm

 


Moment d’évasion
est un projet associant une série photographique et une installation sonore. L’ensemble se compose de quinze photographies accompagnées d’un son enregistré sur place et mixé ensuite à un son de piano.

 Le tout sera présenté comme un diptyque avec d’une part une image principal et à ses cotés une  projection animée des autres photographies avec son.

 

 

« Présence/absence, visible/invisible, silence/bruit, réalité/fiction, une image est particulièrement forte dans le sens où elle offre une liberté d’interprétations et une ouverture sans limites. Non seulement, elle parle à chacun d’entre nous mais fait aussi explicitement appel à nos sens, à nos souvenirs. Voir une photographie, c’est être confronté à un imaginaire de l’image partagée.

Qui est représenté sur ces deux photographies ? S’agit-il de moi, de mon double fictionnel, d’une tierce personne ou d’un spectre? Le vêtement ici voile l’identité et joue sur l’ambiguïté du corps qui l’habite : être humain ou fantomatique, voire fantasmagorique. Le caractère intemporel de l’image permet de créer une dimension émotionnelle et sensorielle, bien plus que visuelle. Raconter une histoire avec toutes ses composantes, « mettre en bruit, en son, en scène, en monde ». De la même façon que les sons s’enrichissent et projettent une image, une image projette aussi les siens : ici bruit de pas sur un sol forestier, bruit du vent dans les feuilles sèches, bruit d’oiseaux... Le paysage devient sonore, laissant libre cours à tous les fantasmes. »

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Les Quatres Saisons, 2006

Techniques mixtes sur photographies

Les Quatre Saisons se compose de quatre portraits photographiques alliant des techniques mixtes (couture de différents éléments représentatifs de la saison à laquelle ils sont associés, principalement des végétaux séchés ou artificiels).


« Ce qui me plaît avant tout ici, c’est la métamorphose : ce pouvoir de modifier l’apparence d’une personne, sans pour autant avoir recours à des tonnes d’effets spéciaux, mais en gardant une grande part d’authenticité, de réel, de naturel et de la faire basculer dans un autre monde. La transformation manuelle qui a été réalisée sur l’image permet de créer une présence qui parle et touche celui qui observe ces quatre allégories et lui permet de plonger directement dans cet univers onirique. J’aurais tout aussi bien pu réaliser ce travail uniquement à l’aide d’un logiciel de photo ou de morphing. Or, ces figures auraient été, à mon sens, beaucoup plus distantes aux yeux du spectateur et il aurait manqué ce côté fin, minutieux, voire précieux, que donne la couture. Ce mélange de techniques, l’une virtuelle par de légères retouches photographiques, l’autre réelle avec ses matériaux cousus ou collés, crée un juste milieu. En choisissant des modèles féminins dans mon entourage, que l’on pourrait très bien croiser dans la rue, il est facile pour le spectateur de s’identifier à ces visages communs, qui se transforment soudainement sous ses yeux en figures allégoriques. Les photographies une fois habillées, « costumées » révèlent la poésie intérieure de ces êtres à la frontière du réel et de l’imaginaire».


Par Psyche
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Mercredi 17 octobre 2007
« Le choix de la déformation et de la matérialité picturale chez FASO n’est pas sans nous rappeler les tendances (inhérentes à l’expression humaine ?) d’un BOSCH, d’un REMBRANDT (dans les autoportraits de la fin de sa vie), de MUNCH, ENSOR, NOLDE et de la plupart des expressionnistes allemands du début du XXème siècle. Tous ont été d’une grande acuité devant les réalités de la condition humaine et de sa condition sociale », Les Portraits de vies, La rage de vivre, FH.



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« Le Poète », encre sur papier, acrylique                                    « Un Jour au cirque, le Jongleur », acrylique




Christophe FASOlato dit "FASO" est né à L'Union tout près de Toulouse en France. Il démarre des études de commerce et après son baccalauréat, entreprend des études d'histoire de l'art puis d'arts appliqués et d’arts plastiques. À la fin de ces études en 2000 il travaille rapidement en agences de communications en tant que designer graphique dans le sud puis devient directeur artistique à Paris.


En 2004, il se projette dans la peinture de manière totale et singulière. Il travail et collabore avec plusieurs associations et collectifs d'art contemporain et également avec des organismes d'aides humanitaires.
 

Depuis 2006, il intervient dans des écoles primaires et des centres d'animations pour créer avec des enfants des projets pédagogiques en relation directe avec le civisme et les rattachements aux liens sociaux.

Par Psyche
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Mercredi 17 octobre 2007
Sensible aux clichés surréalistes de Gregory Crewdson et à l’esthétique de Désirée Dolron, Sung Eun Chang affirme progressivement et avec grande maturité son style au cours de chacune de ses œuvres, en développant notamment la notion de l’imperceptible de ce qui échappe à l’œil humain.

 La sensibilité de son approche transporte le public vers un monde virtuel. Elle déstabilise leur regard et les conduits vers des mondes voilés par la réalité quotidienne.

« Mes travaux s'achèvent sur le thème de l'insaisissable comme la disparition de la buée parce que c'est un moment impalpable. On la voit mais on ne peut la prendre, le souffle est comme le temps. Il me semble que l'insaisissabilité est un espace infini, imparfait entre deux espaces, ou dans une sorte de néant, un espace de microphénomène d'apparition et de disparition. » C.S-E.



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Cette photo, un autoportrait, explique ma situation de suspension, je suis «au milieu» c'est à dire entre le haut le bas …
Je fais un compromis par rapport à toutes ces complexités qui m'habitent et trouve, grâce à cette image, une réponse :
« Je suis en équilibre ».








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« J'ai réalisé ce travail, intitulé Doigt appuie (2007), par rapport à ce nouveau geste qui n'existait pas avant le XXe siècle. En effet, de cette petite action résulte beaucoup d'actions, de choses et possède en fin de compte un grand pouvoir. Ces nouveaux comportements peuvent être inconscients dans la vie de tous les jours. Mais ils ont des sens cachés. Je pense que l'objet quotidien transformé a des répercussions sur notre  comportement. Ainsi, ces nouveaux objets font évoluer les formes de l'art, notre pensée, nos gestes ainsi que les rapports entre les êtres humains. »
Par Psyche
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