Mercredi 17 octobre 2007
Sensible aux clichés surréalistes de Gregory Crewdson et à l’esthétique de Désirée Dolron, Sung Eun Chang affirme progressivement et avec grande maturité son style au cours de chacune de ses œuvres, en développant notamment la notion de l’imperceptible de ce qui échappe à l’œil humain.

 La sensibilité de son approche transporte le public vers un monde virtuel. Elle déstabilise leur regard et les conduits vers des mondes voilés par la réalité quotidienne.

« Mes travaux s'achèvent sur le thème de l'insaisissable comme la disparition de la buée parce que c'est un moment impalpable. On la voit mais on ne peut la prendre, le souffle est comme le temps. Il me semble que l'insaisissabilité est un espace infini, imparfait entre deux espaces, ou dans une sorte de néant, un espace de microphénomène d'apparition et de disparition. » C.S-E.



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Cette photo, un autoportrait, explique ma situation de suspension, je suis «au milieu» c'est à dire entre le haut le bas …
Je fais un compromis par rapport à toutes ces complexités qui m'habitent et trouve, grâce à cette image, une réponse :
« Je suis en équilibre ».








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« J'ai réalisé ce travail, intitulé Doigt appuie (2007), par rapport à ce nouveau geste qui n'existait pas avant le XXe siècle. En effet, de cette petite action résulte beaucoup d'actions, de choses et possède en fin de compte un grand pouvoir. Ces nouveaux comportements peuvent être inconscients dans la vie de tous les jours. Mais ils ont des sens cachés. Je pense que l'objet quotidien transformé a des répercussions sur notre  comportement. Ainsi, ces nouveaux objets font évoluer les formes de l'art, notre pensée, nos gestes ainsi que les rapports entre les êtres humains. »
Par Psyche
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